Comite de Protection de l'Enfance de l'Yonne
Association loi 1901

Opéra PINOCCHIO

Le service AEMO du CPEY et l’association ARDEV ont signé une convention de partenariat. L’association ARDEV a proposé au service d’AEMO, que 8 enfants, bénéficiant d’un accompagnement éducatif, participent à la création de l’opéra PINOCCHIO d’Etienne PERRUCHON avec des artistes Lyriques, des enfants de la classe CHAM de Puteau (92) et des enfants de Pailly (89) où se situe  l’association ARDEV et sous la direction artistique de Françoise GALAIS.
Depuis le mois de janvier Jade, Julie, Gwendoline, Antoine, Naomie, Lilou, Clémentine et Safa  ont des répétitions chaque semaine, sans compter les générales et le travail plus intensif pendant les vacances.  Les répétitions ont lieu au sein de l’Ecole de Musique et de Théâtre de la ville de Sens et du théâtre LA GRANGE de l’association ARDEV.
Ce projet contribue, entre autres,  à travailler l’ouverture sur l’extérieur des enfants et de leur famille, un objectif récurrent des mesures d’AEMO.

Le 11 juin 2017 un large extrait de l’opéra a été présenté au public au sein du théâtre LA GRANGE à Pailly. Cette première expérience sur scène a été source de beaucoup d’émotion pour les enfants et les parents du service d’AEMO et présageait déjà d’un grand spectacle le :                                        17 septembre 2017 à 17H au théâtre de Sens dans le cadre du festival « La voix dans tous les Sens ».
Renseignements et réservation : 06 41 31 22 46
http://www.asso-ardev.com/http___www.asso-ardev.com/Accueil.html


 

site : http://www.tourisme-sens.com/voir-faire/agenda/1299438-festival-la-voix-dans-tous-les-sens---spectacle-pinocchio--theatre---sens

Familles, nouveaux environnements - Quelle éducation ? Quelle prévention ? - Colloque du 20 novembre 2015

 

 

Le CPEY, association icaunaise de protection de l’enfance, financée principalement par le Conseil Départemental de l’Yonne, organise pour la deuxième année consécutive une journée de réflexion destinée aux professionnels de l’enfance.

Pour la première fois  des familles sont invitées. Le thème retenu cette année concerne, en effet, à la fois parents et professionnels puisqu’il porte sur  le soutien aux parents dans des environnements familiaux et sociaux modifiés.

La famille a profondément évolué en 30 ans et être « un bon parent » aujourd’hui constitue un véritable défi. Chacun connaît l’importance des liens familiaux stables. Chacun sait aussi l’importance pour le développement psychologique, affectif et intellectuel des enfants de liens affectifs avec des adultes en qui ils peuvent avoir confiance. Les enfants ont besoin pour grandir d’autorité et de repères.  Or, de nombreuses familles se réduisent à un seul parent ; les familles recomposées se multiplient ; la garde alternée progresse. Autant de configurations familiales nouvelles qui complexifient le rôle parental.

En 2013, en France :

Plus d’un enfant sur deux naît hors mariage,
Une famille sur 5 est une famille monoparentale ; trois millions d’enfants sont élevés dans une famille monoparentale : 1,9 M soit 12,5% des enfants vivent avec leur mère seule et            300 000 avec leur père seul. A Paris un enfant sur quatre vit au sein d’un foyer monoparental, 1,6 M d’enfants grandissent au sein d’une famille recomposée,

On estime qu’aujourd’hui entre 30 000 et 50 000 enfants vivent dans une famille homoparentale, 122 000 divorces ont été prononcés en 2013 à comparer aux 231 000 mariages dont 7 369 entre deux personnes de même sexe. Les  Français divorcent de plus en plus et de plus en plus rapidement après le mariage.

Parallèlement à ces évolutions,  l’environnement social lui-même est bouleversé : prégnance des réseaux sociaux, omniprésence d’internet, smartphone, tablette… Les jeunes ont les yeux constamment rivés sur les écrans.

Devant ces transformations de nombreuses familles perdent leurs repères et se sentent démunies pour exercer leur fonction éducative parentale. Certaines essaient maladroitement de l’assurer, d’autres démissionnent. Quels dispositifs de prévention  sont susceptibles de les aider dès le plus jeune âge de l’enfant à assurer leur fonction éducative ? Quel est le rôle de l’intervenant éducatif professionnel pour les aider à retrouver leur fonction éducative ? C’est à ces questions que cette journée technique voudrait répondre.

INTERVENANTS :

Pierre LEVY SOUSSAN, Psychiatre, Psychanalyste, Enseignant à l'Université Paris-Diderot.

Serge TISSERON, Docteur en Psychologie, Psychiatre et Psychanalyste.

 

 

17e PRINTEMPS DES POETES - Dimanche 22 mars 2015

Rencontre poétique le 22 mars 2015 au Maquis de Vareilles avec  la participation du Conservatoire municipal Romain DIDIER et de CREEP-Z !

Suite aux attentats de Janvier 2015, le Comité de Protection de l’Enfance de l’Yonne souhaite faire place à  l’art dans l’accompagnement éducatif, convaincu que cette ouverture peut apporter un souffle salvateur dans le fonctionnement familial ainsi que des liens constructifs.

Etre le passeur afin que chacun ait l’occasion d’une rencontre, soit avec un lieu culturel soit avec une matière artistique, pour que l’art fasse partie du quotidien, telle est son intention.
Ainsi un groupe de bénéficiaires et de professionnels de l’association, va à la rencontre de la poésie en passant par la bibliothèque de Sens ainsi que le conservatoire, le théâtre, la bibliothèque et le service culturel de Villeneuve sur Yonne et se constitue en Brigade d’Intervention Poétique pour vous préparer une rencontre poétique et ludique ou vous serez invités à intervenir.

Cynthia veut vous faire partager son idée : «la liberté d’expression c’est bien mais partage la avec nous ! », Laurence  souhaite faire entendre que le bonheur  c’est : « profiter de chaque moment de la vie même les plus simples », Philippe après avoir lu un poème d’Aragon évoque le fait que « même si on peut vivre des moments difficiles,  il faut savoir apprécier d’autres plus agréables » et Vincent vous dit : « Venez ! ».

"De l'absentéisme au décrochage scolaire" - Colloque du 20 novembre 2014

Aujourd’hui, la démobilisation, le décrochage, l’absentéisme, les phobies scolaires  sont autant de symptômes qui expriment la nature d’une relation difficile souvent douloureuse que certains de nos enfants  entretiennent avec l’école et le monde scolaire.

Au-delà du terme qui, bien souvent,  permet aux professionnels, éducateurs, enseignants, soignants, de se rassurer, de quoi s’agit-il ?

 En  France, où l’instruction est gratuite, obligatoire et laïque depuis la loi de Jules Ferry du 28 mars 1882,  de nombreux enfants ne trouvent pas d’intérêt à l’école et la délaissent. Pour certains ce n’est que passager, pour d’autres c’est un véritable rejet qui conduit au décrochage scolaire à 16 ans, sans aucun diplôme.

A l’évidence, il s’agit de  processus complexes qui se nouent dans des histoires singulières. Nombre de jeunes se déscolarisent physiquement avant la fin de l’école obligatoire. D’autres s’en tiennent à un absentéisme plus ou moins récurrent. D’autres enfin restent présents dans l’école mais cette présence est de pure forme. 

620 000 élèves sont considérés comme en grande difficulté scolaire et 120 à 150 000 jeunes quittent chaque année l’école sans diplôme. Ils seront deux fois plus au chômage que les diplômés.  Ce sont pour les deux tiers des garçons et ils proviennent plus fréquemment d’un milieu social défavorisé. Parmi eux, 77% ont redoublé une classe, souvent le Cours préparatoire ou le Cours élémentaire première année. Plus grave encore, ces inégalités sociales se sont creusées en France au début des années 2000. 

 


Le décrochage scolaire est le résultat de causes multiples et imbriquées. Des causes individuelles, certes, mais qui ne doivent pas occulter les facteurs collectifs qui, par conséquent, relèvent bien de notre responsabilité collective.

De nombreux dispositifs existent  pour lutter contre ce phénomène. Malgré cela, les différents professionnels concernés se sentent impuissants devant le nombre de « décrocheurs scolaires » qui ne régresse pas depuis 20 ans malgré les efforts accomplis.

Le constat commun qui réunit aujourd’hui les participants de ce colloque est celui du refus de l'échec scolaire et la volonté partagée de tout mettre en œuvre pour permettre à chaque élève de réussir.

Cette journée devrait nous permettre de mieux comprendre ce que recouvre l’échec scolaire puis de rechercher ensemble des pistes de travail partagées pour lui apporter des réponses adaptées.

Sylvie CANAT : "Vers une pédagogie institutionnelle adaptée aux troubles du comportement et troubles psychiques"

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